European Booksellers association



L'EBF est une association internationale à but non lucratif. A travers l'adhésion de ses membres (24 pays de l'Union européenne, la France n'adhèrant pas à l'EBF), elle représente 25.000 libraires. Elle partage ses locaux et son équipe avec l'International Booksellers Federation (IBF). Son mode de financement s'appuie exclusivement sur les cotisations de ses membres.

L'Association est constituée et fonctionne par ses membres, son Comité exécutif ainsi que son équipe :

Membres actifs : Autriche, Belgique flamande, Bulgare, Chypre, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovénie, Espagne, Suède, Royaume-Uni.
Membres associés : Norvège, Suisse.
Assemblée générale et Comité exécutif : Deux assemblées générales annuelles ont lieu (octobre et juin). Le Comité exécutif élu par l'AG se réunit quatre fois l'an.
Conférences, ateliers et séminaires : Les AG, les conférences annuelles et les foires du livre de Francfort et de Londres sont l'occasion pour EBF d'organiser des présentations et des exposés de professionnels de la chaîne du livre sur les thématiques au cœur du métier de libraires et des visites de terrain (libraires, diffuseurs, grossistes, etc.) dans les pays où se tiennent les réunions.

LES ACTIONS DE L'EBF


1 - Lobbying européen et national
Enregistrée comme structure de lobbying officielle du « livre » sur le registre de la Commission européenne - au même titre que la Fédération européenne des Éditeurs et le Conseil européen des Écrivains - l'EBF veille à : 

Suivre l'actualité des travaux européens des commissions qui sont de l'intérêt de la profession (veille et alerte des États membres sur les dossiers en cours à la Commission européenne : comité des régions, comité économique et social, Parlement européen,  réponse à des consultations sur la promotion de la lecture, le commerce de détail, les bibliothèques numériques, etc.).

Fournir, à ce titre, l'information professionnelle (dossiers, chiffres, problématiques liées à la librairie, impact des réglementations en cours de préparation sur le commerce du livre, défis et difficultés des libraires) aux décideurs politiques concernés afin de les aider à prendre des décisions.

Représenter la profession aux rencontres et aux tables rondes politiques organisées par ces Instances, l'objectif étant de s'assurer que le secteur du livre ne soit pas absent de l'agenda politique des décideurs et que les réglementations soient adoptées.

L'EBF est également co-organisatrice, en partenariat avec la Fédération des Editeurs européens et le Conseil européen du Livre, du Prix européen de Littérature dont la première cérémonie de remise des prix aura lieu en septembre 2009.

2 - Exemple de dossiers suivis par l'EBF :

Le dossier du « numérique »
Contexte général, évaluer l'impact du numérique dans la filière et dans un environnement européen favorable à l'ouverture des marchés et au libre échange commercial. Défense du droit d'auteur.  Deux niveaux d'actions sont établis concernant ce dossier. Le premier, au niveau européen, permet une coordination très serrée avec les collègues de la Fédération européenne des Éditeurs et le Conseil européen des Écrivains (Dossier Google ou Défense du droit d'auteur et copyright). Le second, au niveau national, organise les travaux des Comités nationaux (les adhérents EBF) : redistribution des données produites par les membres (notamment suivi étroit de l'expérience de LIBREKA) et des actions engagées par les groupes de travail nationaux du « numérique » : la Norvège (éditeurs, auteurs, libraires), l'Allemagne (éditeurs, libraires, grossistes), l'Espagne (libraires), l'Italie (éditeurs). De la sorte, des rencontres ont pu être organisées avec Gardners et Centrale Booken. L'EBF produit également des dossiers en propre sur ce sujet, invite notamment lors des AG, des experts internationaux à s'exprimer sur tel ou tel aspect du marché.

LIBREKA
: L'expérience de cette plate-forme apparaît ainsi comme le principal exemple du « numérique » auquel la France pourrait s'intéresser à l'EBF. D'ailleurs, il semblerait que le Börsenverein cherche à promouvoir ce système et le vendre à l'extérieur de l'Allemagne. Celui-ci pourrait donc, éventuellement, apporter une expérience notable pour répondre au problème français d'un portail national de vente pour la librairie, d'une « base » professionnelle gratuite et du référencement (notamment des produits numériques). LIBREKA se présente comme une plate-forme permettant de rechercher des ouvrages en texte intégral. L'objectif est de proposer à chaque librairie indépendamment de sa taille un service de recherche en texte intégral dans les ouvrages. L'internaute a également accès à cette plate-forme, mais avec des fonctionnalités moindres que celles proposées aux libraires (par exemple, une base « light »). Le modèle économique de LIBREKA s'appuie sur des commissions relevées sur les ventes effectives via la plate-forme et par le paiement du référencement des produits (3 € par titre) et par la participation annuelle des éditeurs. La plate-forme vient de lancer un service de géo localisation pour ses « revendeurs ». Mais LIBREKA ne parvient à offrir ce modèle et ses services que parce qu'elle réunit toute la profession au sein du Börsenverein, à savoir les éditeurs, les distributeurs et les « revendeurs » (libraires, grossistes, chaînes). Les revendeurs en ligne peuvent également être référencés sur la plate-forme en s'acquittant d'un droit d'entrée.

Le dossier « TVA »
Promouvoir un taux de TVA le plus bas possible sur les livres. A un premier niveau, l'EBF veille donc à la présence et la permanence du livre à l'Annexe 3 de la Réglementation européenne qui permet aux Etats membres qui le souhaitent, de pratiquer un taux de TVA réduit sur livre. À un second niveau, une action de lobbying nationale s'exerce directement dans les pays où le taux de TVA en faveur du livre est menacé, comme récemment en Lettonie (taux TVA de 5  à 21%).

Dossier « Prix fixe »
La régulation du marché du livre, notamment par le prix « fixe » des ouvrages, relève de la politique des États membres. Tout comme la Fédération européenne des Editeurs, l'EBF ne peut se prononcer en faveur ou en défaveur du prix fixe pour deux raisons. Premièrement, les politiques culturelles relèvent des Etats membres et, en vertu du principe de subsidiarité, les instances européennes n'ont aucun pouvoir législatif en la matière, et aucune action de lobbying n'est pertinente ni envisageable. Deuxièmement, les membres d'EBF sont clairement divisés en deux camps : si certains membres appellent de leurs vœux un prix fixe parmi les pays qui n'en bénéficient pas, d'autres membres en revanche y sont fermement opposés. Le rôle de l'EBF est de mettre à disposition de ses membres les données leur permettant de tirer les conséquences des actions de régulation ou de non-régulation pratiquées par chaque pays.

3 - Fournir expertise, conseils, actions de professionnalisation à destination de ses membres
Production des fiches « pays » par et pour les membres : Lors des assemblées générales, les membres produisent un rapport de leur pays à l'oral ou rédigé qui soit relatif à l'état du marché et du secteur (chiffres, ressources, axes et structuration des groupes de travail nationaux) permettant ainsi de dresser un panorama du marché et des tendances.

Professionnalisation des membres : L'EBF organise des rencontres thématiques lors des assemblées générales (numérique, RFID, etc.).